Sci-fi thriller « A Patriot » (Shooting is announced)

Dan Pringle’s  « A Patriot », plans to begin production June 3rd in Wales.

Eva Green, Tim Robbins and Helen Hunt star in the science-fiction thriller that takes place in a future authoritarian state that has walled itself away from a world ravaged by climate chaos and resource wars.

Check the site A Patriot

More soon…

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Karl Lagerfeld se défile

Libération

Par Marie Ottavi

 

Le couturier aux lunettes noires est mort

Au long de sa carrière, l’Allemand, chantre d’un luxe démesuré à la limite du bon goût, a fait de son nom et de son look une marque, et dépoussiéré l’image de la maison Chanel.

Un confrère se souvient de ce 21 juin 2010 comme si c’était hier. Ce jour-là, Karl Lagerfeld était venu «redessiner Libération» en qualité d’invité spécial. Le couturier, lunettes fumées, catogan poudré, veste noire et chemise blanche à col cassé, observait la maquette du quotidien affichée au mur, suivi de près par un majordome en livrée muni d’un plateau en argent où trônait une bouteille de Coca-Cola light, le péché mignon du couturier (il en buvait alors des litres). Ainsi était Karl Lagerfeld, outrancier dans ses manières et son allure, décalé en tout point, ostensiblement fortuné, chantre du no limit et dépensier assumé, lui qui n’avait jamais vécu que dans le luxe et ses attributs. Les extravagances de l’Allemand ont fait, en partie, sa légende. Capable de saillies sanglantes, de déclarations polémiques, il a défrayé la chronique autant qu’il l’a amadouée, avec un débit mitraillette assorti d’un fort accent germanique. Sa longévité, jamais égalée à ce niveau dans l’industrie, lui a permis de rester maître jusqu’au dernier jour de la maison Chanel. Lagerfeld a marqué la mode de son empreinte, moins pour des pièces phares qui auraient révolutionné le vestiaire féminin que pour un système, une vision, une créativité jamais rassasiée et de multiples collaborations opérées sur tous les versants, parfois loin des sphères du luxe.

Libération du 22 juin 2010

La une de Libération dessinée par Karl Lagerfeld le 22 juin 2010.

Karl Lagerfeld a eu plusieurs vies, courant sur deux siècles, qui ressemblent au final à un long règne très maîtrisé. En janvier, son absence inédite à ses deux derniers défilés avait inquiété. Il est finalement mort ce mardi. Karl Otto Lagerfeld n’avait pas d’âge, ou tout du moins, ne souhaitait pas le divulguer. La date exacte de sa naissance fluctuait selon ses dires et les enquêtes menées à son sujet. Etait-il né le 10 septembre 1933 ou, cinq plus tard, en 1938  ? Selon des documents de baptême publiés en 2003 par le journal allemand Bild am Sonntag, et le témoignage d’une ancienne professeure de collège, il aurait vu le jour en 1933 à Hambourg. A ce sujet, Karl Lagerfeld a soigneusement brouillé les pistes, jusqu’à fêter ses 70 ans en 2008 et déclarer en 2013 (dans une interview accordée à Paris Match), que sa date de naissance était fixée en 1935. Allemand, il n’avait qu’un passeport. Il avait l’habitude de lancer, comme en 2017 dans nos colonnes  : «Schleu un jour, Schleu toujours»quand on l’interrogeait sur sa double nationalité présumée alors qu’il partageait sa vie depuis les années 80 entre la France et Monaco, et remettait peu les pieds dans son pays natal pour lequel il n’avait que peu d’intérêt, pas assez «chic» pour le snob, c’est peu dire, qu’il était.

Deux portraits du couturier, en 1999 et 2004
Self-mode man Lagerfeld, et mercenaire de la provocation

Il clamait en revanche tout assumer, même le passé macabre de son peuple qu’il ne cautionnait pas, lui qui avait été élevé «dans le culte de l’Allemagne d’avant 1933». De son vivant, Lagerfeld n’a jamais mis un bulletin dans l’urne, se proclamant ni de gauche, ni de droite, mais répugnant surtout à payer des impôts. Ses récents débordements sur les migrants, les juifs et la politique d’Angela Merkel ont rappelé à quel point il pouvait être plus que borderline, testant les limites de ses interlocuteurs, toujours prêt à éreinter l’opinion publique.

The German fashion director Karl Lagerfeld told the TV audience that he was going to say something horrible

«Dessine et tais-toi»

Gosse de riche, élevé comme un fils unique bien qu’il ait une sœur aînée et une demi-sœur mal-aimées de ses parents et auxquelles il n’était lui-même pas attaché, Karl-Otto Lagerfeld fut d’emblée un précoce, sûr de lui et de sa supériorité. Trilingue à 6 ans, doué pour le dessin et la caricature («je suis né avec un pinceau à la main»), il a, petit, une tête d’adulte sur un corps d’enfant, toujours tiré à quatre épingles. Elisabeth Bahlmann, sa mère allemande d’origine prussienne, veille à ce que sa progéniture porte beau. Son père, Otto Lagerfeld, industriel suédois, passe peu de temps avec sa progéniture. Son fils le présentait comme l’homme qui avait introduit le lait concentré Gloria en Europe. Karl Lagerfeld grandit dans la propriété familiale de Bad Bramstedt non loin de Hambourg. Il va à l’école mais trouve «la condition d’enfant humiliante» et se sert de ses camarades comme de serviteurs à son service. Il a toujours assuré être passé à côté de la guerre, mis à l’abri des combats et des raids aériens dans cette verte campagne où ses parents l’ont installé.

Karl Lagerfeld en 2005 : «Des bras et des jambes interminables et une très petite tête»

Pour illustrer sa posture de visionnaire, il assurait avoir rêvé sa vie dès l’enfance, se serait vu, de façon quasi mystique, grand homme, célébré alors qu’il n’avait que 6 ans. Elevé par une mère autoritaire et sans pitié qu’il citait abondamment à longueur d’interviews, Karl Lagerfeld aurait pu rester la victime éternelle de ces diatribes lancées «comme des couteaux» de son propre aveu. Il en fit plutôt une ligne de conduite, une façon de s’adapter à tout, même aux critiques. «Dessine et tais-toi», lui martelait Elisabeth pour qu’il arrête de jacasser ou de maltraiter le piano familial. Cette femme dure, violoniste éclairée mais amateure, aurait été vendeuse de lingeries à Berlin avant de rencontrer Otto et de l’épouser en 1930. Elisabeth Bahlmann fut un exemple qu’il suivit et dont il ne remit jamais en question les directives. Elle avait très tôt accepté l’homosexualité de son fils et lui avait formulé ainsi lorsqu’il l’interrogeait sur ses propres préférences : «C’est comme la couleur des cheveux. Ce n’est rien. Il y a des gens qui sont blonds et d’autres qui sont bruns. Ce n’est pas un sujet de discussion.» A-t-il souffert de son extrême rigidité ? Réponse : «Non, c’est la seule méthode correcte pour élever quelqu’un. Aujourd’hui, les parents sont beaucoup trop gentils, trop indulgents avec les enfants» (Libération en 2005). Mais c’était avant de devenir le maître (papa gâteau) de Choupette, chatte à qui il vouait une tendresse qui frôlait le gênant. A son sacré de Birmanie, il permettait tout, lui faisant bénéficier de ses largesses jusqu’à l’inscrire sur son testament. Il eut la même tolérance dans les dernières années de sa vie avec Hudson Kroenig, son filleul, un petit américain de 10 ans, fils de l’un de ses mannequins fétiches, qu’il décrivait en privé comme un enfant capricieux et arrogant mais qu’il semblait aimer vraiment.

Karl Lagerfeld en 2004 : «J’aime l’idée d’être un des symboles du luxe absolu»

Le jeune Lagerfeld passe son temps à lire et à dessiner. A l’âge où d’autres s’encanaillent, lui dévie sagement vers le croquis de mode. Il quitte l’Allemagne en 1952 pour ­vivre seul à Paris alors qu’il n’a pas 20 ans et aucun diplôme en ­poche. Il a en revanche assez d’assurance et de moyens pour voler de ses propres ailes. Malgré ses rentes, il ne pense qu’à travailler. Il veut habiller les femmes : «A l’époque, il était difficile d’imaginer que l’on pouvait vivre décemment dans ce business. La mode aujourd’hui est quelque chose de complètement différent. Dans les années 50, ce n’était pas du tout tendance-trendy de faire partie de cet univers. Mais je me suis toujours intéressé à ce que les gens portent. J’adore les vêtements.» En novembre 1954, il gagne, parmi 200 000 candidats, le premier prix du concours du Secrétariat international de la laine, catégorie manteau. Le jour de la remise des prix, il rencontre un autre lauréat (catégorie robe) à l’air timide et encore inconnu, Yves Mathieu-Saint-Laurent. Ils deviendront un temps les meilleurs amis du monde, passent leurs nuits à danser dans les clubs de Saint-Germain-des-Prés avec Victoire Doutreleau, la première mannequin phare du jeune Yves. Karl Lagerfeld s’impose déjà un code de conduite fait pour lui éviter la gueule de bois : pas de cigarettes, pas d’alcool ni de drogues. Mais une crânerie qui l’auréole de mystère, armure dont il ne se départira jamais, lui qu’on voit sillonner les rues de la rive gauche dans des bolides à faire pâlir d’envie ses contemporains. La mode, c’est la haute couture, rien d’autre. Le système est extrêmement hiérarchisé. Les Françaises moins fortunées s’habillent chez des tailleurs qui reproduisent les patronages que diffusent les maisons. En termes de style, tout est très codifié. On assiste à la fin d’un monde, à l’ère des femmes sages qui se doivent d’éviter le scandale. Saint Laurent et Lagerfeld ­entament dès lors deux carrières parallèles qui vont rapidement suivre des chemins distincts. Le premier veut se voir consacrer à la tête de sa propre maison, le second enchaîne les contrats avec des griffes de toutes sortes sans que son nom ne soit mis en avant.

Avec Eva Green

«J’aime être partout»

Au moment où Saint Laurent entre chez Christian Dior, d’abord comme assistant modéliste du grand couturier avant de prendre sa suite à sa mort, Karl Lagerfeld devient le second de Pierre Balmain. Il y reste trois ans. «J’étais fatigué d’être un simple assistant. Je n’étais pas né pour ça.» Il quitte la maison pour Jean Patou où il est nommé directeur artistique. «Il m’a dit une chose que je n’oublierai jamais : ne jamais faire une robe laide, car quelqu’un pourrait l’acheter.» Le temps de la mode lui impose entre cinquante et soixante silhouettes couture par an. Il se promène sans marquer les esprits de ce secteur fastueux mais vieillissant : «Ce monde-là a disparu. Je pourrais écrire un livre sur une certaine haute couture finissante. Cela dit, à l’époque les backstage étaient sordides. Aujourd’hui, tout est sublime, voyez les ateliers Chanel d’un luxe inouï. Mais quand j’ai démarré, ce n’était pas vraiment impeccable chez Balmain ou Patou.» Lagerfeld et la maison Patou se ­séparent en 1963. Voilà pour la couture. Il ne jure que par le prêt-à-porter, plus en phase avec les soubresauts du monde et leur impact sur le vestiaire féminin. Il ­reviendra plus tard à la haute-couture, à l’ère Chanel. Karl Lagerfeld est un caméléon qui veut garder sa liberté. Sa faculté d’adaptation est pléthorique, doublée d’une rapidité d’exécution qui imprime chacun des ateliers qu’il traverse. «Moi, j’aime que cela aille vite, je sais ce que je veux et je ne suis pas là à compter sur le hasard.» Il se considère comme un illustrateur avant d’être un faiseur de robes. Il ne tolérait d’ailleurs aucune appellation, ni celle de styliste, ni créateur de mode, ni couturier et encore moins artiste. Il ne coud pas (Azzedine Alaïa lui en a toujours tenu rigueur, considérant qu’ils ne faisaient pas le même métier), mais ses dessins sont assez précis pour qu’une première d’atelier y discerne l’essentiel. Yves Saint Laurent et Karl ­Lagerfeld suivent des destinées parallèles tout au long des années 60 et 70. Le premier connaît la reconnaissance dès ses premiers défilés à la tête de sa maison éponyme dirigée par Pierre Bergé, compagnon, homme béquille. Lagerfeld a toujours fait savoir que ces honneurs-là ne l’intéressaient pas. Lui navigue seul, veut la fortune. La gloire, dans un premier temps, il s’en passe. Sa créativité est tentaculaire. Styliste indépendant, il travaille pour une kyrielle de marques parfois simultanément, plus ou moins respectées, dès lors qu’elles le payent. Dans le Dictionnaire de la mode du XXe siècle (éditions du Regard) sont indiquées : Timwear, Krizia, Ballantine, Cadette, Charles Jourdan, Mario Valentino. A Libération en 2014 : «Ça correspond à ma nature profonde. […] J’aime être partout, j’aime tout faire, participer à tout, tout connaître. L’ubiquité de la mode et de ses différentes catégories est mon sort librement choisi et ­consenti.» Il rejoint Chloé en 1964 au département accessoires. C’est l’une des griffes les plus en vogue des sixties. Et l’une des premières à évoluer sur un nouveau marché : le prêt-à-porter de luxe. Au studio de création, il n’est pas seul. Une équipe de stylistes se charge de dessiner les collections. Lagerfeld les met rapidement à l’amende. Il se dit paresseux alors il produit toujours plus que les autres, camarades et concurrents, qu’il met sur la sellette car la force de travail, c’est bien lui. Gaby Aghion, la fondatrice de la maison avait un jour confié que Karl Lagerfeld n’était peut-être pas le meilleur techniquement, mais qu’il était sur tous les fronts, foisonnant d’idées, le premier à rendre ses dessins et le dernier à partir. En 1965, en marge de son travail avec Chloé, Lagerfeld entame une collaboration avec les cinq sœurs Fendi, sa famille de cœur. Il a imaginé leur logo et dessinera jusqu’à la fin le prêt-à-porter de la griffe italienne, aujourd’hui propriété du groupe LVMH, ce qui le place de fait dans le camp de Bernard Arnault.

Karl Lagerfeld et Gaby Aghion finiront par se quereller en 1985 comme Lagerfeld se fâcha avec Pierre Bergé et par conséquent avec Yves Saint Laurent, l’ami de jeunesse. Un homme les a définitivement éloignés : Jacques de Bascher, dandy sans œuvre, oisif, noceur invétéré, seul amour déclaré de Karl Lagerfeld. Une relation de dix-huit ans vécue sans sexe, car l’Allemand s’est toujours intéressé à d’autres sphères que les plaisirs de la chair. Avec Saint Laurent, en revanche, Jacques de Bascher a vécu une passion charnelle auréolée de substances illicites. Ensemble, ils se sont perdus dans les excès, et les lieux de débauche, ce que Pierre Bergé n’a pas pardonné au protégé de Lagerfeld qui, lui, savait tout mais ne s’offusquait de rien, gardant une position de voyeur assumée jusqu’à ses vieux jours.

«On dirait un tapin»

Au début des années 70, Lagerfeld traîne avec Andy Warhol, installé à Paris avec sa bande pour vendre ses portraits aux riches et célèbres d’Europe. Warhol lui confie un petit rôle dans son film L’Amour où on peut le voir embrasser goulûment l’Américaine Donna Jordan. C’est son époque beau brun ténébreux, adepte du marcel. Il évolue vers un look plus beach boy musculeux. La gymnastique en salle et le culturisme ne sont pas encore en vogue mais lui en a déjà fait une activité quotidienne. En 2017, dans Libération, en revoyant les images de lui à l’époque, il lance : «On dirait un tapin. Je faisais de la musculation avant que ce soit à la mode. Je ne regrette pas mais aujourd’hui quand je vois ça, je dis « je ne connais pas ce mec-là ».» Par ailleurs, il collectionne, un temps l’art nouveau, puis des objets plus chatoyants de l’époque XVIIIe, et les maisons aussi, qu’il aime redécorer puis abandonner. Il dépense son argent de façon outrancière alors même qu’il mène mille collaborations. Sa fortune ne fait que croître. Il répétait à l’envi : «paye qui a l’argent»,dont acte.

Le grand tournant de sa carrière, c’est Chanel à l’évidence. Il n’est alors pas si connu, ou seulement d’un petit milieu. En 1982, les frères Alain et Gérard Wertheimer lui proposent de prendre la tête de la griffe dont ils sont leur famille est seul propriétaire depuis 1954 et l’engagent pour trois ans. La maison a perdu de son aura, ne s’adresse plus qu’à des bourgeoises d’un autre temps. Elle est «ringarde» ose le couturier. Karl Lagerfeld négocie un contrat en or (on parle d’un million de dollars par an au départ) où on lui octroie une liberté totale et personne pour lui dicter sa conduite. La figure de Gabrielle Chanel, morte en 1971, semble écrasante mais rien ne fait peur à Karl Lagerfeld. Il fait de la griffe au double «C» l’une des plus belles réussites commerciales de la fin du XXe siècle. Avec Chanel, il célèbre la mode, organise de vrais shows en musique (que «Coco» avait en horreur et qui tranchent avec les défilés très ampoulés vus jusque-là). Lagerfeld réinterprète les camélias, le tweed, le tailleur, la robe noire, la maille. Une gageure, car contrairement à Yves Saint Laurent qui a bouleversé les codes et accompagné les mutations de la société française, lui n’a pas créé de pièces iconiques, ne lègue pas un avant-après stylistique que l’on citerait intuitivement. Son talent se place ailleurs. Il a réhabilité, rajeuni (parfois à la ­limite du bon goût), globalisé, une maison naphtalinée à force de grands coups marketing. Il a notamment réinventé le statut de mannequin avec Inès de la Fressange – une égérie en contrat d’exclusivité, ce qui ne s’était jamais vu jusque-là – chargée de symboliser la Parisienne, la fameuse, que Coco Chanel avait érigé au rang de ­mythe. Inès de la Fressange et Karl Lagerfeld se brouilleront un temps avant de se retrouver.

Génération selfie

Au cours des années 90, avec le temps qui passe et un mauvais combo culinaire saucisses - Coca-Cola, Karl Lagerfeld s’ankylose, jusqu’à peser plus de 100 kilos. La mort de Jacques de Bascher en 1989 l’a marqué en profondeur, lui qui semblait se relever de tout, toujours. Le voilà qui porte son malaise dans sa physionomie. Au début des années 2000, il se lance dans un régime draconien, perd 42 kilos en treize mois pour pouvoir rentrer, dit-il dans les costumes étriqués d’Hedi Slimane pour Dior Homme.

Cette nouvelle transformation coïncide avec l’ère des excès dont le milieu de la mode se gargarise. A partir de 2006, il investit la nef du Grand Palais où il organise des shows toujours plus grandioses, saison après saison. Ses reconstitutions ( la banquise, un pas de tir de navette spatiale, une brasserie parisienne, un supermarché, les gorges du Verdon ou, dernière en date, une plage de l’île de Sylt en Allemagne) feraient presque oublier les silhouettes qui défilent. La maison de la rue Cambon lui sert de marchepied vers la starification. Plus la société érige l’individualisme en pièce centrale de l’épanouissement personnel et plus Karl Lagerfeld se singularise. Il s’impose en figure tutélaire de cette industrie du luxe qu’il va participer à bâtir et qui n’aura de cesse de s’internationaliser devenant l’un des maillons forts du capitalisme mondialisé. En 2004, H & M, géant de la fast fashion, cherche à lancer des collaborations avec de grands noms de la mode. Le premier sera Karl Lagerfeld. La collection à petits prix que crée le Kaiser pour la firme suédoise cartonne. On se bouscule dans les boutiques du monde entier. Plus rien ne sera comme avant pour le couturier allemand qui mute dès lors en quasi rock star. Malgré son omniprésence médiatique, Karl Lagerfeld n’en est pas moins resté un mystère savamment entretenu. Il a fait de sa propre figure un logotype, parfait pour la génération selfie où tout doit s’incarner en quelqu’un prêt à se transformer en quelque chose. Lagerfeld est devenu une marque. Il était le luxe et toute sa démesure, doublé d’une certaine idée de l’anticonformisme. Un homme hors sol, définitivement.

Karl Lagerfeld
Salut l’artiste 

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Ces Gens-là

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Decca Records France, avec le soutien de la Fondation Jacques Brel, est heureux d’annoncer la sortie de l’album « Ces Gens-là » le 5 avril prochain.

90 ans après sa naissance, treize artistes venus d’horizons différents célèbrent le grand Jacques Brel, à travers des interprétations de ses plus grands succès.

« Ces Gens-là » est un projet destiné à un public multi-générationnel, à dimension internationale, où figurent Carla Bruni, Thomas Dutronc, Marianne Faithfull, Claudio Capéo, Bernard Lavilliers, Oxmo Puccino, Slimane, Melody Gardot, ZAZGauvain Sers, Michel Jonasz, Madeleine Peyroux, Liv del Estal.

Un hommage orchestré par Larry Klein – producteur, réalisateur, multi-instrumentiste récompensé par 4 Grammy Awards, qui s’est mis au service de chaque voix.

La pochette du disque, reproduit à l’identique celle du maxi de Jacques Brel «Ces Gens-là» Les chanteurs se sont assis dans le décor de la même salle du bar où Brel posait, en 1966.

Tracklist :

01. Thomas Dutronc – Vesoul
02. Gauvain Sers – La valse à mille temps
03. Marianne Faithfull – Port of Amsterdam
04. Slimane – Ne me quitte pas
05. Bernard Lavilliers – La chanson de Jacky
06. Melody Gardot – La chanson des vieux amants 
07. Oxmo Puccino – Il nous faut regarder 
08. Liv Del Estal – L’ivrogne
09. Carla Bruni – Quand on a que l’amour
10. Michel Jonasz – Les vieux
11. ZAZ – Bruxelles
12. Madeleine Peyroux – Voir un ami pleurer 
13. Claudio Capéo – Ces gens-là

Meet the Sergeant Florence Cassel

Death in Paradise : Who is Josephine Jobert ?


Meet the actress who plays Sergeant Florence in the BBC hit series Death in Paradise.

Jeananne By Jeananne Craig  – For   BT.com

French actress « sweet » Josephine Jobert, is back as Sergeant Florence Cassel in the new series of Death In Paradise.

Ahead of this evening’s latest mystery – the death of a hotel billionaire’s fiancee falls from a balcony the day before her lavish wedding – we learn a little more about the TV star.

[Read more : Who is Ardal O’Hanlon – 5 facts about the Death in Paradise’s Jack Mooney]

Death in Paradise Josephine Jobert

Why do you think Death in Paradise has become such a big hit ?

It’s a family show. It’s not violent. There’s no blood. There are so many series that I like to watch, but sometimes I’m like, ‘It’s too violent’. People beating each other, saying bad words, you have blood – it’s very, very dark. And with Death In Paradise, you have the British sense of humour.

Death in Paradise

This was your first English langauge role, wasn’t it ?

Yeah, this was my first time acting in English. Three years ago, I was terrified, but very excited. The lead actress, it was Sara Martins, she left the show and I was taking her place, so I was afraid because everybody’s looking at you like, ‘OK, so let’s see what you can do’.

Everybody’s judging you in a way, but the crew is fantastic. Learning my lines in French, it’s OK, I can learn pages and pages the day before, but in English you have to think about the accent. I just want people to understand what I’m saying, the rhythm, the stress on the words, you know? But now it’s my third year and I’m more comfortable and more confident.

You must find it tough to leave the island of Guadeloupe when filming ends ?

Yes. It [the shoot], it’s a very long time, almost six months. It feels like we’re a little family. We don’t have the chance to go back home at night and see our family so, yeah, you get used to it. You make friends over there, so when you go back to Paris, it’s very different. I like Paris, but it’s a very stressful city. I prefer London.

Death in Paradise

You must know the island very well by now ?

Yeah. It’s a small island. There’s plenty of things to do and to see, but during the weekend I just stay at home because I have a very nice villa with an amazing view. I’m not a party girl. I don’t drink. So during the weekends, I just stay home, learn my lines. My villa is my favourite place – and the gym. I go to the gym four times a week just to stay in good shape because I’m wearing lots of short shorts.

Actress Eva Green is your cousin…

Death in Paradise

That’s true. Her mother is my father’s sister and my father is white, my mother is black so that’s why we don’t look the same. I don’t know her very well. When we were children, we spent a lot of time together, but then I moved to Montreal when I was 12 for eight years with my mother and stepfather and when I came back to Paris, she was in London, already working a lot. I’m very proud of her.

Would you like to follow suit and play a Bond girl ?

You know it’s funny you say that because it’s one of my goals. Everyone around me tells me, ‘You’d be a good James Bond girl’. Why not? I’ll tell my English agent!

There has been a lot in the press about lack of diversity in the industry. Have you encountered this ?

Yeah, in France especially, it’s really difficult for black women and even more for mixed race women because they’re too white or too black. It’s not easy. That’s what I’m very proud of with Death In Paradise, that we have so many black actors. In France, it’s very, very difficult and nobody talks about it. It’s taboo. And lots of actors suffer because of that.

Death in Paradise is back for an eighth series! What can we expect this time round ?

Death in Paradise series 8

It’s the best series since the very beginning, to me anyway! It’s very different from all the others. We have love, drama, action, new characters, amazing guest actors, as always, and it’s something I’m very proud of. Episodes five and six are especially more intense so I can’t wait for people to watch!

Where do we find Florence at the beginning of the series ? Has anything changed since we last saw her ?

At the beginning of the series we find out that she’s dating a lovely guy, Patrice, it’s a brand new relationship; the other characters don’t know anything about it. She’s a bit afraid to tell them because she’s not really sure yet that it’s going to be a serious relationship. Florence is taking her time and she’s waiting for the right moment. We’re going to learn a bit more about Florence this year, both within her private life and work life. She will still be that strong independent woman that she has always been despite being in a relationship, and that’s what I love about her storyline.

How long have they been together ?

We don’t really know how long but it’s still new, maybe two or three months.

What does Patrice think about her job ?

Patrice is really respectful and he knows that it is very important for her. Florence is very clear about the fact that it’s her career, she doesn’t want him to interfere so he needs to trust her; she knows what she’s doing. Florence wants to keep the professional, professional and the personal, personal. That’s why she’s still the same person as she’s always been.

What is the relationship like between Florence and Jack ? They seem to really get on and work well together.

Florence and Jack get on so well! They are so cute together. We have a fun scene where we have a few drinks together, which I really enjoyed. I don’t drink and haven’t since I was younger so trying to remember what it feels like and act drunk was fun. Of course, we can’t drink on set so we used a mix of apple juice and water!

Can you tell us anything about the cases that feature this series ?

There is one episode where there is murder in the zoo which was fun to film. There’s also one on a bus which is pretty cool and another where Patrice finds himself involved. There is an episode, where the island hosts a swimming competition and that was hilarious to shoot, running and jumping in the sea is always fun because it’s so hot in Guadeloupe!

Did you have a favourite episode to film ?

It was definitely episodes five and six. I had so much fun! I remember waking up in the morning knowing I had a very intense scene to film and I was so excited. Tobi, Shyko, Ardal and I had so much fun filming this series, and the crew were great, we were filming something very different in those episodes and the set was amazing.

The scripts for each episode of Death in Paradise are full of twists and turns. Do you ever guess correctly who the murderer is without peeking at the end? Who is the best at working out who did it?

I don’t even try to, I just read the script, I want to be like the audience and follow the story as each episode develops. There was an episode last year featuring a miracle healer, I remember reading it and at the end I was like ‘no way!’ I was so shocked to find out who the killer was. It’s always full of twists so it’s very difficult to guess. I do live tweets when the show is on TV in the UK and there are not that many people who guess who the killer is. That’s one of the things that is so ingenious about the show.

Death in Paradise series 8

You’re no stranger to the Caribbean sunshine. What’s it like filming in such a beautiful place in the world ?

It can be difficult. When I was 20 it was okay for me to just leave home for a month and be alone and do my own thing. Now I like to be near my family, my friends, my boyfriend. It’s a beautiful place but you do miss your family. It’s a beautiful island, with beautiful beaches. I have a lovely pool, an amazing view so I just swim in the pool, lay in the sun. I can’t complain!

What were the biggest challenges you all faced during the shoot?

Florence is a very secret character so I’ve never had to portray intense emotions such as anger or fear, or being deeply in love so for me the biggest challenge was to portray those emotions. It was great to dig deep inside and bring all those emotions out. It was a challenge but I loved it

Do you have any favourite moments from set that you can share with us ?

It’s funny every day. It’s difficult to choose because anytime I’m with the cast on set we just have so much fun together, we laugh so hard it I sometimes have tears in my eyes!

What are you most looking forward to the audience seeing this series ?

Two things; the first is the new officer Ruby Patterson, she is so much fun and the audience will love her. Shyko, who plays Ruby, is fantastic! She’s so adorable. I call her ‘mon petit bon bon’, which means my little candy because she’s so cute. The second is episodes five and six which is a double part episode.


Who is Florence Cassell ?

Twenty seven year-old Florence Cassell has risen to the rank of Detective Sergeant pretty fast for someone still so young. But that’s because Florence is incredibly good at what she does. She’s dedicated, focused and has a great nose for sniffing out those with a guilty conscience. In short, she makes an excellent detective.

Having grown up in a house full of men (she has five older domineering brothers) she learnt from a young age that to stand out she had to learn to be assertive, to be strong-minded and, above all, to not be a pushover. And growing up in this environment explains why Florence is so good at spotting when someone is lying or hiding something. It’s because she’s seen it all before with her rascal brothers.

But aside from being such a good police officer, Florence is friendly, charming with a winningly mischievous sense of humour – qualities which have endeared her to Humphrey, for whom she has become a close friend as well as a valued colleague and someone he turns to for guidance as he navigates his love life and starts dating Martha.

Who is Joséphine Jobert ?

Originally born in Paris, Joséphine moved to Montreal at the age of 12 where she learned acting, dancing and singing, eventually returning to France to pursue an acting career. She comes from a family of artists. Her mother is Véronique Rouveyrollis, a photographer, musician, writer, performer and director and her father, Charles Jobert, is a director of photography. She is also cousin to Elsa Lunghini and Eva Green.

She gained notoriety playing Amel in the popular youth show Saint-Ex, nos Années Pension in 2008, and enjoyed 15 weeks in the French pop charts with a song from the show, which Joséphine sang.

Since then, she has continued her success playing long term character Alice Watson in Lightning which won the award for Best Youth Fiction Series at the TV Festival of La Rochelle and is one of France’s most widely exported series. She then landed the part of Roxanne in the popular French soap opera, Sous le Soleil de Saint-Tropez (2013-2014). She also appeared in The Judge Is A Woman, Cut!, Paroles and will feature in the next series of Villa Kariybes.

She joined the cast of Death In Paradise for the fourth series, in January 2015.

Death In Paradise series 8 airs Thursdays at 9pm on BBC One.

Missed an episode? Catch up on BT TV via the BBC iplayer app.

Photo Credit: BBC Pictures/Rex/Shutterstock

Un nouvel honneur pour Marlène Jobert

Après Beaumetz lès Loges (62), Epinay sur Seine (93), Le Donjon (03), Charchigné (53) et Ranville (14) Marlène Marlène Jobert a accepté de donner son nom à un nouveau complexe à Chaponnay (69)

Ce bel ensemble, composé de bois dans sa grosse majorité, d’une surface de plancher de 1 734 m² comporte huit classes de 60 m² bénéficiant des dernières avancées en matière d’éclairage et de chauffage par le sol. Un restaurant scolaire et une salle polyvalente complètent cette structure posée sur un terrain de 6 500 m².

De l’avis général, la nouvelle école est spacieuse, lumineuse fonctionnelle. « Nous avons tenu le budget affiché (3,4 millions d’euros). L’école, comme promis, ouvrira ses portes à la rentrée 2018. Ce chantier d’un an, sur lequel 24 entreprises régionales ont travaillé, a été rondement mené », a précisé Raymond Durand.

Les 186 enfants scolarisés prendront possession des six classes en septembre. Les enfants de 3 ans seront acceptés au restaurant scolaire (enfants nés en 2015). Une personne référente est nommée à temps plein pour ce nouveau restaurant scolaire.

(1) Le conseil municipal a décidé de nommer la nouvelle école maternelle du nom de Marlène Jobert. Ce nom est justifié par l’équipe municipale du fait des activités hors cinéma de l’actrice. En effet, Marlène Jobert s’est fait connaître dans l’univers des enfants en bas âge grâce à ses écrits et ses enregistrements. 


Samedi 8 décembre 2018 a eu lieu l’inauguration
de l’école maternelle Marlène Jobert.

Elle a été inaugurée en présence de monsieur Chevrier (Sous-Préfet), monsieur Guilloteau (directeur du Département), monsieur Fugit (député), monsieur Charlot (directeur des services de l’inspection académique) et monsieur Vidal (Maire de Toussieu, représentant de Laurent Wauquiez).

Marlène Jobert n’a pu être présente mais nous a promis de venir nous rendre visite au cours de l’année 2019. (http://www.mairie-chaponnay.fr)

Actuellement en Nouvelle-Zélande avec sa fille Eva Green pour le tournage de la mini-série « The Luminaries » Marlène a envoyé ce petit remerciement en vidéo, que je vous laisse découvrir

Marlène  dans le rétro

Exceptionnelle Marlène Jobert 

Lécole maternelle de Ranville (Calvados)