JB : Spectre, le dernier pour Daniel Craig ?

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007 Spectre Bande-annonce VO

007 Spectre

Avant-première 10 novembre 2015
Date de sortie 11 novembre 2015 (2h30min)
Réalisé par Sam Mendes
Avec Daniel Craig, Christoph Waltz, Léa Seydoux plus
Genre Action , Espionnage
Nationalité Britannique , américain

L’acteur interprète l’agent 007 depuis dix ans. S’il critique vertement le personnage en interview et exprime son envie de quitter la saga, son départ n’a pas encore été officialisé.

Daniel Craig est à l'affiche de
Daniel Craig est à l’affiche de « Spectre », le 24e épisode des aventures de James Bond

C’est la rumeur qui fait trembler le Royaume-Uni. À coup de déclarations tonitruantes dans la presse, Daniel Craig, qui incarne James Bond depuis dix ans, sous-entend qu’il aurait mis son costume trois-pièces de 007 au placard pour de bon. Pourtant, l’acteur a normalement signé pour tourner dans un ultime film des aventures de l’agent secret.

Prendre ses distances avec le mythe Bond

« Je n’ai aucun trait de personnalité en commun avec James Bond. Nous sommes complètement différents l’un de l’autre », a signifié Daniel Craig à RTL.fr dans un sourire, lors de l’avant-première parisienne de Spectre, le 29 octobre.

Ces derniers temps, l’acteur britannique se détache le plus possible du personnage qui l’a fait connaître du grand public. On a ainsi pu le lire remettre à sa place un journaliste malotru, qui qualifiait Monica Bellucci d’actrice « d’âge mûr ». Dans cette même interview, Daniel Craig a démenti être un coureur de jupons comme James Bond, lui qui est marié depuis quatre ans à l’actrice Rachel Weisz (actuellement à l’affiche de The Lobster).

Laisser Bond derrière lui

Non seulement Daniel Craig tient à ce que l’on ne le confonde pas avec le mythe Bond mais l’acteur a déclaré à plusieurs reprises vouloir tourner la page. Dans un entretien accordé à la version britannique du magazine culturel Time Out, il ne mâche pas ses mots : « Je préférerais briser ce verre et me lacérer les veines avec, que de jouer maintenant dans un nouveau James Bond. Non, pas maintenant. Pas du tout. Et ça me va très bien. J’en ai assez pour le moment. On en a terminé. Tout ce que je veux, c’est aller de l’avant. »

« Si je devais refaire un film de James Bond, ce serait uniquement pour l’argent »
(Daniel Craig)

Daniel Craig veut donc passer à autre chose mais se garde de préciser quand. Toujours dans les colonnes de Time Out, il ajoute : « Pendant une année ou deux, j’aimerais ne plus y penser. Je ne sais pas quelle sera la prochaine étape. Je n’en ai aucune idée. Et je n’essaie pas d’être évasif. Qui en a la moindre idée ? Pour le moment, nous en avons terminé. Je ne suis pas en discussion avec qui que ce soit. Si je devais refaire un film de James Bond, ce serait uniquement pour l’argent.« 

Sous contrat pour 5 films

Officiellement, Daniel Craig a signé pour jouer dans cinq films adaptés des livres d’Ian Fleming. On sait que la production a voulu lui en faire tourner un juste après Spectre, son quatrième, ce qu’il a refusé : « Mon contrat prévoit que j’en fasse un autre. Tout a été arrangé de cette manière, a-t-il rappelé dans Time Out. Mais le studio voulait vraiment le faire le plus rapidement possible. En fait, la conversation a été jusqu’au point où ils ont suggéré : ‘Faisons deux films en même temps !’ Je leur ai dit : ‘Vous êtes complètements fous’ de la manière la plus gentille possible. C’est juste trop gros à faire. »

Daniel Craig doit donc encore endosser le costume de James Bond une nouvelle fois. Mais quand ? Et surtout, aurait-il les moyens (financiers) de s’y soustraire ? Skyfall ayant engrossé plus d’un milliard d’euros de bénéfices – un record pour un James Bond – et Spectre venant de réaliser un démarrage historique dans plusieurs pays, difficile d’imaginer le production se passer de Daniel Craig.

Spectre : Eva Green, Halle Berry, Ursula Andress…
les James Bond Girl les plus sexy de la saga

A l’affiche de Spectre, Léa Seydoux et Monica Bellucci sont les héritières d’une dynastie de James Bond girls plus sexy et fatales les unes que les autres. Sélection 100% subjective

En salles le 11 novembre, Spectre verra Monica Bellucci, Léa Seydoux et même Naomie Harris (Moneypenny) se disputer le cœur de 007. Elles aussi ! Car l’espion le plus charmeur de l’histoire du cinéma a un palmarès a faire rougir Casanova. Retour sur les James Bond girls les plus mémorables de la saga.

Ursula Andress: la culte

Dans James Bond 007 contre Dr No, Usrula Andress inaugure de manière fracassante la belle série des James Bond girls au cinéma. La scène où elle sort de l’eau en bikini couleur chair devant un Sean Connery ravi a suffit pour faire entrer à jamais Ursula Andress dans l’histoire du cinéma.

Halle Berry : l’héritière

Dans Meurs un autre jour (2002), le bikini d’Halle Berry était supposé être un clin d’oeil à Ursula Andress. Mais les formes sublimes de la première James Bond girl afro-américaine de la saga éclipsent l’hommage, et fait entrer Halle Berry dans la légende.

Eva Green : la briseuse de cœur

Casino Royale n’a pas seulement le mérite d’offrir au public un nouveau Bond en la personne de Daniel Craig. Le film de Martin Campbell marque un renouveau de la saga Bondienne, et Eva Green y est pour beaucoup. Elle reste la seule JB Girl dont 007 soit jamais tombé amoureux…
Tout ça pour le trahir à la fin.

Talisa Soto : la brûlante

Permis de tuer n’a pas porté chance à ses acteurs : le mal-aimé Timothy Dalton y fait sa première et avant-dernière apparition dans le costume de 007, et Talisa Soto y tient le seul rôle conséquent de sa carrière. Considérant les yeux de braises de cette James Bond girl, on se demande bien pourquoi.

Denise Richards : la scientifique

Toutes les James Bond girls ne sont pas condamnées à être des potiches écervelées qui paradent en robe de soirée. Dans Le Monde ne suffit pas, Denise Richards joue le Dr. Christmas Jones, une scientifique en physique nucléaire. Et oui, en bombe atomique, Denise Richards est une experte.

Sophie Marceau : la femme fatale

Quelle mémorable scène que celle où Pierce Brosnan est interrogé par Sophie Marceau, la James Bond girl française torturant l’agent 007 jusqu’à… s’assoir à califourchon sur lui. Sophie Marceau dans la fleur de l’âge, indéniablement l’un de nos meilleurs souvenirs de JB girl !

Bérénice Marlowe : l’inconnue

Lorsque Bérénice Marlowe est désignée pour incarner la James Bond girl de Skyfall, la française est inconnue en son pays… mis à part pour une publicité pour une marque de voiture, où elle balance d’un air dédaigneux mais avec une classe folle : « On ne va pas quand même dépenser si peu »

Claudine Auger : la miss France

Avant Sophie Marceau, Bérénice Marlowe, ou encore Carole Bouquet, Claudine Auger est la première française à avoir endossé le rôle de James Bond Girl, dans Opération Tonnerre. Préférée à des stars comme Raquel Welsh ou Faye Dunaway, elle avait la particularité d’avoir été élue miss France 1958.

Jill St John : le diamant brut

Dans l’excellent Les diamants sont éternels, elle joue Tiffany (clin d’œil à la célèbre marque de bijoux) une James Bond girl tantôt ennemie tantôt alliée de Sean Connery. Ce qui nous vaut une scène délicieuse où la jolie rousse se joue du grand méchant, Blofeld, en dissimulant une cassette codée dans le bas de son bikini. Savoureux.

Naomie Harris : l’amoureuse

On ne l’apprend qu’à la fin de Skyfall, mais Naomie Harris reprend le rôle célébrissime de Miss Moneypenny, la secrétaire du MI-5 amoureuse de James Bond. On aura eu le plaisir de la voir (un peu) sur le terrain des opérations, (où elle manque même de tuer Bond par erreur !) et on la retrouvera dans Spectre le 11 novembre.

VOIR AUSSI>>> Spectre : Monica Bellucci a trouvé Léa Seydoux magnifique

Spectre : Léa Seydoux quasiment muette lors des essais du James Bond

VIDÉO – La directrice du casting du deuxième film de Sam Mendes dédié à 007, Debbie McWilliams, a donné une deuxième chance à l’actrice française après une première audition catastrophique.

Pour Léa Seydoux jouer une James Bond girl n’a pas été immédiatemment une sinécure. Pour avoir le privilège d’enjôler -ou d’être séduite – par Daniel Craig dans Spectre, il était avant tout indispensable de convaincre les producteurs historiques de la saga, Barbara Broccoli et Michael G.Wilson.

Un parcours du combattant commence alors. Avant d’être finalement choisie par le réalisateur Sam Mendes il a fallu tout d’abord que la jeune femme, dont le talent avait été unanimement salué dansLa vie d’Adèle, passe sous les fourches caudines de la toute puissante directrice de casting d’Eon Production, Debbie McWilliams.

Pendant l’épuisante tournée promotionnelle mondiale du film, ce maillon essentiel de la machinerie James Bond est revenue sur le premier essai catastrophique de l’actrice française. Au premier rendez-vous, la jeune comédienne est restée quasiment muette, paralysée par la peur. Heureusement Debbie Williams, qui a de l’expérience, lui a donné une seconde chance. Le deuxième essai fut un coup de maître. Léa Seydoux pouvait enfin se fondre dans la personnalité de Madeleine Swann, l’héroïne de Spectre.

Le premier essai de Léa Seydoux appartient désormais
à la légende bondienne

Aujourd’hui, la responsable du casting se souvient presque amusée de ce premier contact: «Léa est arrivée terrifiée. Elle ne pouvait pas dire un mot. Je lui ai dit: “Arrêtons-là pour le moment, je sais que tu es une grande actrice, on recommencera une autre fois”. Elle est partie et, une demi-heure plus tard, nous a appelés pour nous dire qu’elle était prête à recommencer. Sa nouvelle audition était parfaite.»

Alors que Spectre bat déjà des records au box-office dès sa première semaine d’exploitation, Léa Seydoux rit elle aussi aujourd’hui de ce premier rendez-vous manqué avec les équipes d’Eon Production. Dans une récente interview accordée à L’Express, elle a livré cette anecdote: «J’étais arrivée très intimidée, et en avance. J’ai pris une bière pour me détendre et, évidemment, j’ai oublié mon texte! J’ai pu revenir et, cette fois, ça s’est mieux passé. J’ai attendu quelques mois et j’ai finalement décroché le rôle.»

Le succès aidant, les débuts difficiles de Léa Seydoux dans Spectre appartiennent déjà à la légende du héros créé par Ian Fleming. Car comme les diamants, les james Bond girls son éternelles.

Spectre: Mondain ou pas, James Bond est surtout un agent alcoolique

ADDICTION Même s’il ne présente pas les symptômes de la dépendance à l’écran, l’agent secret britannique a un comportement à hauts risques avec la boisson…

Capture d'écran du film Casino Royale où James Bond incarné par Daniel Craig trinque à la Vodka-Martini
Capture d’écran du film Casino Royale où James Bond incarné par Daniel Craig trinque à la Vodka-Martini –

Vodka Martini, Vesper, Mojito, Rum Collins, Mint Julep, Glühwein ou Bloody Mary. Il faut être barman spécialiste ès cocktails pour apprécier à sa juste valeur le « raffinement » de James Bond dont le dernier film, Spectre, sort mercredi prochain en France. A l’écran, l’agent secret britannique incarne depuis toujours cette image de buveur du soir distingué, tenant son verre du bout des doigts en conversant avec les plus belles femmes du monde.

Un alcoolisme « mondain », façonné en partie par le placement de produit de certaines grandes marques de vodka. Jamais saoul, toujours propre sur lui, 007 est loin de l’image d’ivrogne débraillé hurlant des insanités, même si ses supérieurs lui reprochent parfois un certain relâchement. Pourtant les études britanniques sont formelles : avec 92 verres d’alcool fort par semaine, soit 736 grammes absorbés, il descend l’équivalent d’une bouteille et demie de vin quotidienne. Autrement dit, quatre fois la dose maximale « souhaitable pour un homme adulte », selon les recommandations de l’OMS.

Distingué ou pas, James Bond a donc un comportement à (hauts) risques avec l’alcool. « Il fait partie de ces patients qui avancent avec le masque de l’alcoolisme mondain », observePhilippe Batel, directeur médical de la clinique des Addictions Montevideo à Boulogne-Billancourt. « Votre foie, votre cerveau, votre rectum : ils se tapent le coquillard de savoir si vous êtes un Monsieur en smoking qui boit un whisky de 50 ans d’âge ou si vous êtes un SDF qui s’envoie une bouteille de rouge. La seule chose qui intéresse votre cerveau c’est la quantité en grammes d’alcool pur. » L’alcoolisme mondain serait donc une forme de déni des gens qui présentent un trouble de l’alcoolodépendance. Des gens qui tentent de rendre leur histoire plus acceptable, dans la mesure où ils ne sont pas forcément passés par la case deuil-déprime-solitude.

« On a l’illusion qu’on maîtrise sa consommation »

Ancienne alcoolique, aujourd’hui sevrée, Laurence Cottet se souvient très bien des années où elle buvait juste pour s’intégrer en société. « J’avais l’image de la femme d’affaires distinguée, mondaine, bourgeoise, bien dans sa peau », témoigne cette ancienne cadre chez Vinci, licenciée après une cuite en 2009. Dans ce milieu, « on pense gérer son alcool. On a l’illusion qu’on maîtrise sa consommation. » Mais le basculement dans « l’alcoolisme tout court » guette toujours.
« A un moment, on ne gère plus. Je buvais des coupes de champagne au bureau, puis je continuais, chez moi, seule. »

En backstage, il n’est donc pas impossible que le vrai James Bond vomisse, jure, ou batte sa conquête. Derrière le masque de celui qui « sait » boire se cache un homme comme un autre, incapable de maîtriser son trouble. Pour le spécialiste, la saga joue aussi sur l’idée selon laquelle
il existe plusieurs types de buveurs excessifs. Or, celle-ci est fausse. Il n’existe pas d’un côté les alcoolodépendants, soumis à une addiction. Et de l’autre les gens distingués ou bons vivants.
Sur les 49.000 décès annuels liés à l’alcool en France, 85 % concernent des personnes non dépendantes. Mais leur consommation régulière multiplie par deux ou trois leur risque de cancer du foie, de cirrhose, d’infarctus du myocarde et même… d’impuissance. Pas très glamour pour l’agent secret le plus idolâtré du cinéma.

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