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Gustav Klimt

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Dans la Vienne impériale de la fin du XIXe siècle, Gustav Klimt figure parmi les grands peintres décoratifs des somptueux monuments de la Ringstrasse. À l’aube du siècle nouveau, il s’impose à la tête de la Sécession viennoise, un courant qui aspire à régénérer l’art en profondeur. Célébré autant que contesté, Klimt ouvre la voie vers la peinture moderne. L’or et les motifs décoratifs, caractéristiques de ses oeuvres, resteront un symbole de cette révolution artistique. L’exposition immersive présente ainsi les oeuvres qui ont fait la singularité et le succès de Klimt : sa période dorée, ses portraits et ses paysages.

Gustav Klimt à l’Atelier des lumières

Exposition immersive autour de Gustav Klimt ! Atelier des lumières Paris 11eme
Magnifique animation en musique ! (Texte Chris Jobert)

Prolongation de Gustav Klimt jusqu’au 6 janvier
Nouvelle création contemporaine dans le Studio : Colours X Colours

À travers un programme de 35 min passant en boucle (en alternance avec deux autres), l’exposition immersive présente les œuvres qui ont fait la singularité et le succès de Klimt : sa période dorée, ses portraits et ses paysages.

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ATELIER DES LUMIÈRES PARIS

Ancienne fonderie de 3.000 m² transformée en lieu culturel avec l’aide de la Région, l’Atelier des lumières, situé à Paris 11e, est dédié aux arts numériques.Son ambition : immerger le public dans des œuvres picturales à travers des projections sensorielles à grande échelle, c’est-à-dire en mouvement, du sol aux murs (de 10 m de haut) et en musique !

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Nadar, légende de la photo

La Bibliothèque nationale de France consacre une rétrospective à ces trois portraitistes hors pair.

L’exposition de la Bibliothèque nationale de France est la première à considérer l’histoire familiale de l’un des ateliers les plus importants des débuts de la photographie.

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Félix Nadar, Alexandre Dumas, Épreuve
sur papier salé vernie, d’après un négatif
sur verre au collodion, 1855
BnF, département des Estampes et de la
photographie

Félix Tournachon (1820-1910), dit Nadar est le plus connu des trois photographes. On lui doit entre autres de nombreux portraits de personnalités de XIXe siècle comme Charles Baudelaire, Hector Berlioz, Gustave Courbet, Alexandre Dumas, Victor Hugo, Émile Zola, Guy de Maupassant, George Sand ou encore Jules Verne pour n’en citer que quelques-uns. Son demi-frère, Adrien Tournachon (1825-1903) utilisa un temps le pseudonyme de son aîné sous la forme Nadar jeune ou Nadar jne. Ceci provoqua une certaine confusion et fut la cause d’un des tout premiers procès sur le statut d’auteur photographe. Enfin, Paul Nadar (1856-1939) qui repris le nom avec l’accord de son père, fur un des représentants de Kodak en France et créa lui-même un nouvel appareil très maniable. À travers quelque trois cents pièces dont des épreuves photographiques originales, des dessins, des estampes, des peintures et des objets, l’exposition retrace le parcours d’une famille qui s’est construit sa propre légende.

Autoportrait de Félix Nadar.
Autoportrait de Félix Nadar

Sans connaître son nom, nous avons tous un jour ou l’autre aperçu les photos de Félix Nadar. Elles sont entrées dans les livres d’histoire. Les images que nous gardons des grands noms du XIXe siècle – les Sarah Bernhardt, Victor Hugo et Baudelaire – sont bien souvent les siennes. Portrait d’un inventeur génial à l’occasion de l’exposition « Les Nadar » à la Bibliothèque François Mitterrand à Paris.

Il s’appelait Gaspard Félix Tournachon. Un drôle de nom auquel il préférait son surnom de Nadar. L’histoire l’a un peu oublié. Il fut pourtant immensément célèbre en son temps. Nadar a immortalisé les géants des arts et des lettres du XIXe siècle : George Sand, Charles Baudelaire, Alexandre Dumas, Sarah Bernhardt, Gioachino Rossini, Eugène Delacroix, Victor Hugo… La liste est longue. Ce génial portraitiste a joué un rôle important dans la postérité de ses contemporains. Ses clichés peuplent nos livres d’histoire. Ils ont souvent, sans qu’on le sache, façonné notre mémoire.

Né en 1820, Nadar est un vrai touche-à-tout. Il commence par le dessin de caricature. Il travaille pour de petits journaux illustrés. En 1849, il est le premier dessinateur à publier une bande dessinée. Elle s’intitule « Mossieu Réac ». Il se lance ensuite dans la réalisation d’une grande fresque, le Panthéon Nadar. Il croquera près de 250 portraits en pied de ses contemporains : les hommes de lettres, les peintres, les musiciens, les journalistes… toutes les gloires en devenir de son siècle. En février 1854 paraît la première et unique planche. Ce sera un succès de presse mais un échec commercial. Qu’importe. Ce Panthéon inachevé fera sa renommée.

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Théophile Gautier caricaturé par Nadar

A la trentaine, Nadar se lance dans la photographie, une invention récente alors en plein développement. Il achète grâce à un prêt du vieux matériel de Daguerre et le transforme. Dans son premier atelier parisien, ouvert en 1853 rue Saint Lazare, vont défiler toutes les célébrités de l’époque. On s’y bouscule pour se faire tirer le portrait. Au point que les cochers transportant la clientèle rebaptiseront la rue Saint Lazare, rue Saint Nadar !

Il invente le portrait moderne

La Bibliothèque nationale François Mitterrand consacre une exposition aux Nadar, et notamment à Félix. Nous avons demandé à Jérôme Bonnet, un photographe dont les portraits sont régulièrement publiés dans Libération et Télérama, de nous donner ses impressions après la visite de cette exposition. Il se dit frappé par la modernité des clichés de Félix. « Il y a quelque chose dans ses photos qui n’a pas pris une ride, qui reste », explique-t-il. « C’est à la fois simple, très fort. Il n’y a aucun maniérisme. Les gens sont très présents. »

Selon lui, la magie de ses portraits est qu’ils ne sont pas du tout datés par une technique. « Nadar pose dès le départ des codes qui sont toujours valables. Il fait des portraits d’une manière qui a l’air évidente aujourd’hui sauf qu’à l’époque, personne ne le faisait (…) Par rapport à la technique de l’époque, il va aussi loin qu’il peut, même dans le mouvement, en ayant une expression pas du tout figée. Même la photo un peu floue de Baudelaire aurait pu être faite hier ».

La beauté de Sarah Bernhardt et la mort de Victor Hugo

L’exposition donne à voir quelques-uns des plus beaux portraits de Félix Nadar. La jeune Sarah Bernhardt, à l’orée de sa carrière, le corps drapé de noir, appuyée sur une colonne comme dans un décor de théâtre.

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Sarah Bernhardt vers 1864

Le regard pétillant d’Alexandre Dumas. Nadar capte aussi le spleen de son ami Charles Baudelaire. La majesté de Théophile Gautier dans son manteau noir. Grand admirateur de Victor Hugo, Nadar est appelé le 22 mai 1885 pour photographier l’écrivain sur son lit de mort, une pratique usuelle à l’époque. Son fils Paul, qui l’accompagnait ce jour-là, estimait que ce cliché, pris par son père en larmes, était peut-être son chef d’oeuvre. Il raconte: « Mon père n’avait pas voulu transporter tout son matériel. Victor Hugo a été photographié à la seule lumière du jour et des lampes (…). C’est le soleil qui l’a éclairé pour la dernière fois ».

Victor Hugo sur son lit de mort, mai 1885
Victor Hugo sur son lit de mort, mai 1885

Dans l’excellent documentaire « Nadar, le premier des photographes » qu’elle a réalisé pour Arte avec Stéphanie de Saint Marc, Michèle Dominici explique que « Nadar sait prendre son temps ». Il réussit par exemple à convaincre son amie George Sand, qui n’avait guère goûté sa première expérience photographique, de venir dans son atelier. Il la fait bavarder. Ses traits se détendent. Elle sortira enchantée de sa séance de pose et trouvera ses photographies « superbes ». Pour Michèle Dominici, Nadar reste le premier grand portraitiste de la photo et le premier « faiseur de célébrités » du monde moderne.

Un aventurier de la photographie dans les airs

Cet aventurier de la photographie ne recule devant aucun défi. Fervent républicain, il croit fermement au progrès et s’intéresse à toutes les inventions de son temps. Il se passionne notamment pour la conquête de l’air et fonde la « Société d’encouragement pour la locomotion aérienne au moyen d’appareils plus lourds que l’air ». Il fait construire sur ses deniers personnels un immense ballon de 45 mètres de hauteur, « Le Géant ». Les recettes des ascensions devaient permettre de financer sa société.

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Félix Nadar reconstitue dans son atelier un voyage en ballon avec sa femme Ernestine

Le premier voyage, au départ du Champs de Mars à Paris, fait événement, attirant 200 000 personnes. Mais le second se solde par un accident mémorable à l’atterrissage. Félix Nadar fait partie du voyage avec son épouse Ernestine. Le Géant s’écrase aux environs de Hanovre en Allemagne. L’exposition montre comment, à l’aide d’une grande nacelle, Nadar a tenté de reconstituer dans son atelier des images de cet accident. Criblé de dettes, il devra vendre le ballon en 1867 mais continuera à défendre la cause du plus lourd que l’air.

La terre vue du ciel

Nadar est l’auteur de la toute première photo de la terre vue du ciel. Ce cliché a aujourd’hui disparu mais on sait que c’est au dessus de la vallée de la Bièvre, dans l’Essonne, que Nadar a réussi l’incroyable à bord d’une montgolfière. La légende dit que pour réussir l’ascension, Nadar a dû se délester d’une grande partie de ses vêtements. Il fera des dizaines de tentatives avec une chambre photographique portative et un laboratoire ambulant. Il lui faudra des années pour améliorer la qualité de ses clichés aériens.

Pour sa biographe, Stéphanie de Saint Marc, difficile d’imaginer la révolution que cela représente à l’époque : « Un vrai basculement du regard » dit-elle. « Il y a une nouveauté totale qu’on a aujourd’hui du mal à apprécier ». Ses photos de l’Arc de Triomphe à Paris ou du bois de Meudon feront sensation. « Elles font partie de la légende de l’atelier Nadar », poursuit-elle. Ce n’est pas un hasard si Jules Verne prend Nadar pour modèle. Ce grand rouquin d’un mètre 90 lui a inspiré le personnage principal de « Voyage de la terre à la lune » : le capitaine Michel Ardan. Ardan n’est rien d’autre que l’anagramme de Nadar.

Les premières photos souterraines

Après le ciel, Nadar voyage dans les profondeurs. Sylvie Aubenas, responsable du département des estampes et de la photographie à la BNF nous fait découvrir, rangés dans de grands volumes, les clichés qu’il a réalisés dans les catacombes de Paris en 1862 puis dans les égouts en 1864. Sous terre, Nadar utilise pour la première fois la lumière artificielle qu’il a commencé à tester en atelier pour ses portraits. Sylvie Aubenas nous explique que les temps de pose étaient si longs, de l’ordre de 18 minutes, qu’il a eu recours à des mannequins pour figurer les personnes travaillant dans ces lieux souterrains. L’illusion est parfaite. Difficile en observant ces clichés de deviner le subterfuge.

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Les catacombes de Paris photographiées par Nadar en 1862

Nadar inventera aussi avec son fils Paul la lampe au magnésium, en quelque sorte l’ancêtre du flash. Toute sa vie, en chercheur insatiable, il déposera des brevets. Certains exemplaires sont d’ailleurs présentés dans l’exposition.

Nadar mourra brutalement en 1910 à l’âge, très respectable pour l’époque, de 89 ans. Ce génie flamboyant, un peu oublié par la postérité, repose dans une tombe discrète au cimetière du Père Lachaise à Paris.


- Crédit image d’accueil : Paul Nadar / Stéphane Mallarmé, 1897
BnF, département des Estampes et de la photographie

Rémi sans famille

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Les aventures du jeune Rémi, orphelin recueilli par la douce Madame Barberin. A l’âge de 10 ans, il est arraché à sa mère adoptive et confié au Signor Vitalis, un mystérieux musicien ambulant. A ses côtés, il va apprendre la rude vie de saltimbanque et à chanter pour gagner son pain. Accompagné du fidèle chien Capi et du petit singe Joli-Cœur, son long voyage à travers la France, fait de rencontres, d’amitiés et d’entraide, le mène au secret de ses origines…

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Il s’agit d’une nouvelle adaptation du livre d’Hector Malot, avec Daniel Auteuil, Virginie Ledoyen et le jeune Maleaume Paquin. Revisité avec les codes d’aujourd’hui, c’est un magnifique conte tiré de ce chef-d’œuvre de la littérature française, que le réalisateur offre au public. Tourné en Aubrac et en Occitanie, il livre de splendides paysages, valorise le patrimoine architectural, et permet de redécouvrir la richesse de la littérature et de la poésie. Il s’adresse aux enfants à partir de sept ans, mais aussi à toute la famille.

« Mon film est vu à travers les yeux de l’enfant, d’ailleurs la caméra est placée souvent à sa hauteur, livre le réalisateur. »

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Avec treize semaines de tournage, Daniel Auteuil, magnifique dans ce rôle, plus de mille figurants et des images proches de l’esthétique picturale, ce film, à ne pas manquer, est un excellent cadeau de Noël pour toute la famille.


Sortie prévue le 12 décembre

Les Filles du soleil

Au Kurdistan, Bahar, commandante du bataillon Les Filles du Soleil se prépare à libérer sa ville des mais des extrémistes… 

Avec l’espoir de retrouver son fils. Une journaliste française, Mathilde, vient couvrir l’offensive et témoigner de l’histoire de ces guerrières d’exception. Depuis que leur vie a basculé, toutes se battent pour la même cause : la femme, la vie, la liberté.

- Compétition officielle Cannes 2018

Quelque part au Kurdistan. Bahar, commandante des Filles du Soleil, bataillon composé de femmes soldates kurdes, est sur le point de reprendre la ville où elle avait été capturée par les extrémistes quelques mois auparavant. Mathilde, journaliste française, couvre les trois premiers jours de l’offensive. La rencontre entre les deux femmes fait remonter à la surface le parcours de Bahar depuis que les hommes en noir ont fait irruption dans sa vie.

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© Maneki Films

La rencontre entre Bahar (Golshifteh Farahani) et Mathilde (Emmanuelle Bercot) nous permet d’en savoir un peu plus sur le combat au quotidien des soldates kurdes luttant, entre la Syrie, l’Irak et la Turquie, contre nos ennemis communs, les Islamistes de Daesh. Ces femmes-courage, dont nos autorités dénigrent jusqu’à l’existence du peuple, méritaient qu’un film leur soit consacré.

Le scénario d’Eva Husson s’attache en particulier au personnage d’une journaliste française identifiable à son cache-œil, en référence à la reporter américaine Marie Colvin, morte en Syrie en 2012, un personnage auquel les spectateurs n’auront guère de mal à s’identifier dans le pathos qui est construit autour de sa psychologie. Il est ainsi souligné à plusieurs reprises qu’elle a récemment perdu son mari.

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© Maneki Films – Photo : Khatia (Juda) Psuturi
Le scénario s’assimile davantage à un film de guerre traditionnel. Les quelques scènes passées aux côtés de la brigade féminine ne nous permettent d’en apprendre que très peu de leur quotidien, leur hymne…Les moments des échanges des coups de feu avec les hommes en noir profitent d’un découpage fluide. Ce que le film offre de plus réussi est en fin en compte la beauté de ses décors, captés dans les montagnes de Géorgie tandis que l’évocation du combat des héroïnes se limite à l’enjeu unique d’assouvir un désir de vengeance, celui de femmes outragées. 

Les Filles du soleil d’Eva Hudson

N’en reste que le discours féministe, lourdement asséné par le monologue final, qui pose ce long-métrage consensuel dans l’air du temps, ce qui semble avoir justifié sa présence dans la Selection Officielle de cette édition du Festival de Cannes. 

Soyons certains le film saura rendre un bon hommage aux combattantes kurdes. Le devoir de mémoire et le temps qui commence à passer permettront aux langues de se délier et aux caméras de tourner, pour le meilleur cette fois-ci.

Dumbo, a magical Live-Action flying

Disney release heartbreaking new look
at Tim Burton’s live-action remake

  • Disney’s Dumbo Poster 

Director Tim Burton brings his signature style to a classic animated tale.


When Disney first announced a live-action version of its 1941 animated classic, Dumbo, plenty of people were skeptical. The original was well-nigh perfect. Why mess with perfection? Reactions were decidedly more positive when the first teaser dropped earlier this year. Now there’s a new trailer that should dispel any lingering doubts. The live-action Dumbo promises to be just as magically transporting as the original.

In the 1941 film, the newborn Dumbo becomes the butt of jokes because of his enormous ears. When some boys taunt him, his enraged mother loses her temper and attacks them. She is declared mad and locked in a cage, leaving Dumbo alone. Too clumsy to be featured in the circus elephant act, he is made into a clown instead. Dumbo’s only friend in this miserable existence is a mouse named Timothy, who discovers Dumbo can fly and stages an elaborate stunt at a circus performance one night to prove it. Dumbo becomes the star of the circus and is reunited with his mother.

Eva green in the movie Dumbo

Director Tim Burton’s version appears to follow the same general outline, with a few updates. Here, Dumbo is befriended by two young children, whose father has been hired by the circus to care for the baby elephant. Dumbo’s flying ability draws the attention of an evil entrepreneur (played by Michael Keaton), who buys out the circus, the better to exploit its star attraction. The circus moves to Dreamland, a place somewhat reminiscent of Disneyland. This being a Disney film, it’s safe to assume that Dumbo and his friends triumph over those who would exploit them for profit, and live happily ever after.

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Burton is known for his distinctive visual style, full of surreal, vividly colored details and elaborate costumes that made him an ideal choice, on paper, to direct Disney’s live-action 2010 remake of Alice in Wonderland (and its sequel). That film did well at the box office but met with mixed critical response. The campy Dark Shadows (2012) and his 2005 remake of Charlie and the Chocolate Factory were outright bombs, but let’s face it, they looked fantastic.

Burton’s style is more subdued for Dumbo, but it still feels very much like a Burton film. And he’s even managed a clever reimagining of the classic psychedelic animated sequence « Pink Elephants on Parade. » (In the original, Dumbo and Timothy accidentally drink water spiked with moonshine and experience vivid hallucinations of pink elephants.) Mostly, however, it seems he’s captured the universal emotional resonance that made Dumbo an animated film for the ages.

Novelist Elif Batuman nailed the secret of Dumbo‘s enduring appeal in her 2017 debut novelThe Idiot. Her protagonist, a young Turkish woman named Selin, recalls watching the film in kindergarten. All the children in her class identified with, and rooted for, the plucky baby elephant—even the bullies. « Invariably they laughed and cheered, both when Dumbo succeeded and when bad things happened to his enemies, » Selin narrates. « But they’re you, I thought to myself. How did they not know? They didn’t know. It was astounding, an astounding truth. Everyone thought they were Dumbo. »

New trailer for Disney’s live-action Dumbo captures magic of original


Dumbo will be released in the US on March 29, 2019.

Happy 90ème birthday Mickey

Journal préféré des 7-12 ans

Le magazine à la gloire de la souris de Walt Disney a été créé par le journaliste et homme d’affaires Paul Winkler. Mise à part une interruption de sa parution entre 1944 et 1952, le journal préféré des 7-12 ans a parcouru les âges sans prendre une ride. L’an dernier, il s’est vendu à 120.000 exemplaires par semaine, en moyenne. A ses heures de gloire, il a même été capable de dépasser les 500.000 exemplaires.

Partout dans le monde, les personnages de Disney sont une source d’inspiration. La petite île de Niue, dans le Pacifique sud, vient en effet d’émettre des pièces de monnaie à leur effigie sur une face et à l’effigie d’ Elizabeth II sur l’autre. Les pièces les plus cotées sont celles contenant un quart d’once d’or (7,1 grammes) avec Mickey, Pluto, Dingo ou Minnie. Elles s’échangent à près de 800 euros alors que leur valeur faciale est de 15 euros.

L’hebdomadaire fête son anniversaire. Titre phare de la presse jeunesse, le journal compte encore de nombreux adeptes.

Il y a 90 ans, Le Journal de Mickey faisait son apparition dans les kiosques français. À l’heure de la crise de la presse papier, peu de titres peuvent se targuer d’une telle longévité. Destiné aux 8-13 ans, c’est bien en France et non aux États-Unis que l’hebdomadaire est lancé le 21 octobre 1934. Comme le rappelle Le Parisien, le titre est créé sous l’impulsion du fondateur de l’agence détentrice des droits des BD Disney en France, Paul Winkler.

Un journaliste reconverti dans la commercialisation pour les journaux de planches de l’agence américaine King Features Syndicate, qui distribue Pim Pam Poum, Mandrake, Félix le Chat et Mickey. L’idée de créer un journal pour la jeunesse fait son chemin. D’autant que la célèbre souris rencontre un succès grandissant en France depuis qu’elle est apparue dans les colonnes du Petit Parisien.

Celui qui a amassé des strips de BD lance donc son propre titre avec l’autorisation des frères Disney et le soutien d’Hachette. Vendu 30 centimes, le journal compte huit pages de BD, jeux, courrier des lecteurs et articles.

Révolutionnant le paysage des publications jeunesse et introduisant les comics américains dans l’Hexagone, l’hebdo accumule les succès. En 1938, son tirage est de 400.000 exemplaires, devançant nombre de ses concurrents (dont Le Journal de Spirou, qui se lance cette année-là) à une époque où les publications jeunesse se réduisent à quelques illustrés. Il se distingue notamment par la qualité de son papier et des couleurs des illustrations. Signe de son statut d’institution, les clubs de plage Mickey apparaissent dans son sillage peu après son lancement.

Au début des années 1940, le titre tourne au ralenti et en version réduite à cause de la pénurie de papier liée à la guerre et à l’occupation allemande, qui ne voit pas d’un bon œil ces publications propagandistes en provenance directe des États-Unis. La publication est même suspendue en 1944. Sans toutefois perdre de son aura: la deuxième mouture, lancée en 1952, connaît elle aussi une grande popularité, devançant même son tirage des années 1930, avec 633.000 copies en 1957. Un âge d’or qui se poursuit dans les années 1960 et 1970.

Difficulté de la presse oblige, le journal écoule aujourd’hui 120.600 exemplaires, dont 90.000 abonnés, selon Le Parisien. Le journal n’en est pas moins resté un hebdo jeunesse de référence pour les enfants et les nostalgiques qui ont grandi avec et le lisent toujours.

Du ressort, malgré le déclin des ventes

Depuis quelques années, le journal est confronté à une érosion de ses ventes. En 2017, le nombre d’exemplaires payés est passé sous la barre des 100.000. Depuis, la diffusion a chuté de 4,60% quand, parallèlement, son concurrent J’aime lireprogressait. Une tendance préoccupante mais pas inexorable, juge Alice Cauquil, directrice générale d’édition du groupe Disney Hachette Presse (détenu par Disney et Lagardère Active, propriétaire du Journal du Dimanche). Elle l’assure : « Le groupe est rentable. »

Le Journal de Mickey, c’est un peu comme le doudou qu’on garde en secret

Le Journal de Mickey peut compter sur ses quelque 80.000 abonnés, mais aussi sur ses 16 petits frères. Disney Princesses­Picsou Magazine… Disney Hachette Presse veut suivre le lecteur jusqu’à son entrée dans l’adolescence. Un petit dernier les a rejoints en avril : conçu pour les 6-8 ans, Mon Premier Journal de Mickey doit « faire le lien » entre Mickey Junior et Le Journal de Mickey.

Le magazine ravive la nostalgie des parents

Récemment, l’hebdomadaire a fait son entrée sur la Toile. Pour intensifier l’interactivité avec les lecteurs, souligne Edith Rieubon, qui reçoit presque 300 courriers chaque semaine. Car les principaux rivaux de Mickey sont les écrans : les 7-12 ans y consacrent 6h10 par semaine en moyenne (enquête ­Junior Connect). Malgré tout, le papier perdure. Celui qui rassérène les parents et ravive leur nostalgie d’anciens lecteurs. Celui que les enfants adorent recevoir dans la boîte aux lettres et collectionner. Même les adolescents. « Ils ne vont pas s’en vanter, un peu comme le doudou qu’on garde en secret », souffle la rédactrice en chef.

Ringarde, la souris aux huit doigts? Au contraire, elle est la force du journal, croit Edith Rieubon. Mickeyville, c’est « un monde qui n’est pas à la mode et qui ne se démode pas non plus ». « Walt Disney a créé [Mickey] comme le petit qui n’a pas peur des grands, en s’inspirant de Charlot, observe Edith Rieubon. C’est un héros qui peut compter sur sa bravoure, sa ruse et ses copains. Pour un enfant, c’est très rassurant. » Le 18 novembre, Mickey fêtera ses 90 ans sans une ride. Ce jour-là, Le Journal de Mickey publiera un livre qui compile les meilleures planches, dont certaines inédites, de son héros.

Le livre anniversaire Mickey Mouse 90 ans. Disney Hachette Presse, 420 p., 8,90 euros (sortie le 17 novembre)
Le livre anniversaire Mickey Mouse 90 ans. Disney Hachette Presse, 420 p., 8,90 euros

Cerdan, légende vivante et mythe immortel

Fauché en pleine gloire à 33 ans dans un accident d’avion, Marcel Cerdan n’est pas seulement le plus grand boxeur français de tous les temps. Il fut d’abord une figure légendaire, incarnation d’une époque et d’un esprit. Ses amours avec Piaf, sa trajectoire hors normes et sa mort brutale l’ont érigé en mythe éternel.

Après la guerre, la fierté retrouvée d’un pays
via les poings d’un boxeur de légende.

Il y a les champions, les géants du sport. Puis il y a les légendes éternelles. Ceux, peu nombreux, qui pénètrent la seconde catégorie, appartiennent aussi à la première. L’inverse n’est pas forcément vrai. Marcel Cerdan, lui, aura été un immense champion. Le plus grand boxeur français de tous les temps, sans doute, avec Georges Carpentier. Mais il est bien plus que cela.

Par sa vie, romanesque, et sans doute plus encore par sa mort, il s’était mué en autre chose. Dans son éditorial au lendemain de sa mort, Jacques Goddet, le directeur de L’Equipe, avait tout résumé : « il était devenu le champion dans sa forme idéale : un type que le sport avait élevé pour en faire un bonhomme. » Légende vivante, sa disparition brutale en pleine gloire, à l’âge de 33 ans, l’a érigé en mythe immortel. James Dean avant James Dean. Son tombeau à lui ne sera pas une Porsche, mais un avion.

Il est difficile pour nous, sept décennies plus tard, d’appréhender ce que représente Marcel Cerdan à la fin de ces années 40 qui voient le monde, et notamment la France, tenter de se reconstruire après la tragédie la plus meurtrière de l’histoire. La Seconde Guerre mondiale a laissé environ 60 millions d’êtres humains sur le carreau. La France a beau figurer dans le camp des vainqueurs, la plaie du printemps 1940, la Débâcle, et l’Occupation qui a suivi, a laissé des traces psychologiques. Pays victorieux, mais honteux.

La liberté et la victoire retrouvées

Dans ce contexte, Cerdan tombe à pic. Grand journaliste sportif de l’Après-Guerre, Jacques Marchand, disparu l’an passé, a bien connu l’ancien champion, dont il était proche. Pour lui, « après les humiliations de l’Occupation, Cerdan symbolisait la liberté et la victoire retrouvées. » Marcel le conquérant a ainsi transcendé son sport, transcendé le sport, pour devenir un symbole. En 1948, sa quête du titre mondial chez les poids moyens, aux Etats-Unis, face à Tony Zale, l’a transformé en héros national. Le terme n’est pas trop fort.

La guerre, le boxeur Cerdan lui a payé un certain tribut. Quand elle éclate, il est en pleine ascension. Le 3 juin 1939, alors que les bruits de bottes s’apprêtent à résonner, il devient champion d’Europe des welters face à Saverio Turello, au Vigorelli de Milan, en terre fasciste. Il aurait dès lors dû lorgner le titre mondial, mais le feu prêt à s’abattre sur toute l’Europe va contrarier ses plans. Jusqu’en 1945, Cerdan continuera à boxer, mais devra se contenter de combats en France ou en Afrique du Nord. L’Amérique, là où tout se joue, ne s’offrira pas à lui avant la fin des hostilités. Les seuls Américains qu’il verra alors sont les GI qui débarqueront en Afrique du Nord.

Quand la guerre s’achève, Cerdan a déjà 29 ans. Il a été privé de ses meilleures années. « Il a battu les meilleurs boxeurs en Europe, et il y en avait de très bons, mais il a été affecté par la Seconde Guerre mondiale, qui l’a empêché de combattre aux Etats-Unis alors qu’il était au sommet de son art« , juge Patrick Connor, historien de la boxe. Passé chez les poids moyens, il va pourtant s’attaquer, même sur le tard, aux géants d’outre-Atlantique.

Une des rares photos en couleur de Marcel Cerdan.
Une des rares photos en couleur de Marcel Cerdan

Sous les yeux de Sinatra

Le public américain le découvre en décembre 1946, lors de son premier combat aux Etats-Unis, face à Georgie Abrams, au Madison Square Garden de New York. Sous les yeux d’un Sinatra que l’on dit fasciné. Deux ans plus tard, il obtient enfin sa chance pour la ceinture mondiale en défiant Tony Zale. Ce dernier vient d’achever une trilogie mythique contre Rocky Graziano : trois combats en dix-huit mois. Zale a remporté le premier, perdu la revanche puis dominé la belle pour redevenir champion du monde des moyens. Il règne sur la catégorie depuis six ans. Désormais, son challenger officiel se nomme Marcel Cerdan. Le choc est fixé au 21 septembre 1948, au Roosevelt Stadium de Jersey City, devant 60 000 spectateurs.

Le Français totalise alors 110 combats. Il en a gagné 108, pour seulement deux échecs, et encore, l’un d’entre eux fut une disqualification, en 1939, face à Harry Craster. La réputation du « Bombardier marocain », née de ses débuts au Maroc, où il avait passé son enfance, n’est plus à établir. « Comme boxeur, nous explique Patrick Connor, Cerdan était un implacable puncheur, qui utilisait beaucoup d’angles. »

Cerdan est un paradoxe ganté. Au fond, il n’aime pas la boxe, qu’il a pratiqué sur la volonté paternelle. Son truc, c’est surtout le foot, qu’il a pratiqué à haut niveau, évoluant aux côtés de Larbi Benbarek au Maroc. Surtout, il déteste faire mal. Quand il détruit Gustave Humery en 22 secondes en 1942, la malheureuse victime reste quarante heures dans le coma. Cerdan veille à son chevet, se promettant d’arrêter la boxe si Humery ne s’en sort pas. Heureusement, il finira par se réveiller.

Pourtant, sur le ring, il devient un fauve. Un destructeur. Champion olympique des moyens à Berlin en 1936, Jean Despaux a pu en témoigner. Il a affronté Cerdan en 1945, cinq jours après l’Armistice. Mais il n’a jamais pu raconter ce combat. Sauf en trichant un peu, comme il l’avouait en 1959 sur France I, l’ancêtre de France Inter, à l’occasion du dixième anniversaire de la mort de Cerdan :

 » Il m’a touché dès les dix premières secondes, d’un gauche-droite. J’étais pratiquement K.-O. Au 3e round, il m’a envoyé à terre, je me suis relevé machinalement. Mais tout ça, je l’ai lu dans le journal, je ne m’en souviens pas. Je n’ai aucun souvenir de mon combat contre Marcel. »

Le chef d’œuvre contre Zale

Si Cerdan est un puncheur redoutable et redouté, il boxe toutefois autant avec sa tête qu’avec ses poings. « Il combattait toujours avec un plan bien défini à l’esprit« , nous assure Patrick Connor. Zale n’échappera pas à la règle. Cerdan a préparé son coup à merveille, suivant à la lettre la tactique établie par Lucien Roupp, son entraineur et manager, et Lew Burston, son soigneur américain. « Nous savions Zale dangereux quand il s’avance, mais vulnérable s’il est contraint de reculer, racontera Burston. Il fallait donc l’attaquer sans le frapper, de manière à le forcer lui-même à prendre l’offensive, puis le contrer. C’est ce que Marcel a fait. »

Cerdan se déchaine. Zale ne peut répondre à « l’infatigable fusillade de coups déclenchée à une vitesse étonnante pour un homme de 32 ans dont treize de ring« , comme l’écrira au lendemain du combat James Dawson dans le New York Times. A la fin du 11e round, Zale est ébranlé par un nouveau crochet gauche à la mâchoire. Il chancelle, tombe à genoux, puis est sauvé par le gong. Mais à l’appel de la 12e reprise, il ne reprend pas le combat.

Marcel Cerdan est champion du monde des poids moyens, une des catégories reines de la boxe. Pour la première fois depuis la fin du XIXe siècle et Bobby Fitzsimmons, le champion du monde unifié des moyens n’est pas Américain. C’est dire si l’événement est de taille.

La France, même à 6000 kilomètres de distance, a vibré comme jamais au son de la voix de Pierre Crénesse. Comme les téléviseurs s’arrachent de nos jours avant une Coupe du monde de foot, les ventes de postes TSF ont explosé le mois précédant le combat de Cerdan contre Zale. Décalage horaire oblige, c’est en pleine nuit que, de Casablanca à Paris et dans toutes les grandes villes de France, le peuple a suivi le combat, qui s’achève à 4 heures du matin heure française. Une nuit de folie. Des cafés, des restaurants, avaient mis les petits plats dans les grands. Les recettes ont dû être bonnes… « Un éclair de joie a traversé la France« , écrit L’Equipe.

Champion du monde depuis quelques minutes, Marcel Cerdan arrive devant la presse, flanqué de son manager Lucien Roupp, la clope au bec.
Champion du monde depuis quelques minutes, Marcel Cerdan arrive devant la presse, flanqué de son manager Lucien Roupp, la clope au bec

Un parfum de Libération

Le retour, après 17 heures de vol, est triomphal. A Orly, un record d’affluence est battu. Un service d’ordre spécial a été prévu, des menaces d’enlèvement du champion étant parvenus jusqu’aux autorités. Mais tout se passera bien. Dès sa descente de l’avion, le héros est assailli. C’est le préfet de la Seine en personne, Georges Hutin, qui le porte en triomphe au milieu de la foule.

Hutin, ancien arbitre, avait officié lors du tout premier combat pro de Cerdan, en 1934, au Maroc. « Il avait étendu son adversaire avec une telle puissance que l’on sentait déjà en lui l’étoffe d’un grand boxeur« , se souvient Hutin, qui lui dit alors qu’il deviendrait champion du monde. Il fut ensuite de ceux qui ont aidé le jeune Marcel à venir en Métropole.

Marcel Cerdan porté en triomphe à son retour à Orly après sa victoire contre Tony Zale
Marcel Cerdan porté en triomphe à son retour à Orly après sa victoire contre Tony Zale

A Paris, Cerdan traverse les avenues en décapotable, serre des mains par centaines de la Porte d’Italie au Luxembourg ou à Saint-Michel. Il est présenté à la foule à trois reprises. Sur la place de l’Opéra, à l’hôtel de Ville et enfin rue du Faubourg-Montmartre, siège de L’Equipe. A chaque fois, des milliers de personnes se massent pour le fêter.

Le nouveau champion du monde, presque gêné, n’en revient pas, comme le racontera Georges Hutin : « Je le revois encore à la réception de l’hôtel de ville, impressionné par cette foule qui l’acclamait, me saisissant la main. Les larmes aux yeux, il m’avait dit : ‘c’est trop pour moi.‘  » En dehors du Mondial 1998, jamais on n’aura vu autant de scènes de liesse dans la capitale pour un sportif au XXe siècle. Et Cerdan, contrairement aux Bleus, était tout seul pour fédérer. Quatre ans après, flotte à nouveau un parfum de Libération.

Marcel Cerdan, à son retour en France après sa victoire contre Tony Zale, accueilli en héros par la foule parisienne.
Marcel Cerdan, à son retour en France après sa victoire contre Tony Zale, accueilli en héros par la foule parisienne.

Et la Marseillaise résonna au Vel d’Hiv’…

C’est le héros parfait. La guerre lui avait déjà conféré une popularité inédite, surtout depuis le 30 septembre 1942. Ce jour-là, il affronte l’Espagnol José Ferrer, titre européen des welters en jeu. Le combat a lieu au Vel’ d’Hiv, quelques semaines à peine après la sinistre rafle du même nom. Devant les pontes de la Kommandantur, Ferrer monte sur le ring enveloppé d’un peignoir frappé de la croix gammée, ne manquant pas de faire le salut nazi. Cerdan s’y refuse.

Pour la première fois peut-être de sa carrière, il a la haine. Ce combat n’est pas seulement le sien. Ferrer, qui n’est encore jamais allé au tapis, est détruit. En moins de 90 secondes, il est expédié huit fois au sol. K.-O. au 1er round. Fait unique sous l’Occupation, la Marseillaise, interdite par les autorités allemandes, résonne dans le Vel’ d’Hiv. Une fois son forfait accompli, Cerdan refuse de se rendre à la soirée organisée par les Allemands, à laquelle il a été conviée. Sentant la menace, il quitte Paris pour le Maroc, et ne reviendra en métropole qu’à la Libération.

Tout ceci aurait suffi à l’imposer comme la star qu’il fut, mais en 1948, sa notoriété est en prime décuplée par sa liaison née voilà plusieurs mois avec Edith Piaf, la plus gigantesque vedette de l’Après-Guerre. Les amours de Marcel avec la Môme finissent de sceller sa gloire, à l’époque comme à l’épreuve du temps. « Si mon père n’a pas sombré dans l’oubli, il le doit certainement à ses amours avec Edith, estimait il y a quelques années son fils aîné, Marcel Junior. L’un et l’autre, dans leur registre, ont marqué le siècle. » C’est sans doute exagéré. Cerdan n’aurait pas été oublié. Mais cela a aidé à ancrer le champion dans la mémoire.

La Môme Piaf et Cerdan, au temps du bonheur.
La Môme Piaf et Cerdan, au temps du bonheur

LaMotta, la seule ombre

Car sur le ring, Cerdan ne restera champion du monde que neuf petits mois. Un règne d’une durée dérisoire. Le 16 juin 1949, à Detroit, il défend son titre face à Jake LaMotta. Il ne le sait pas encore, mais ce sera le dernier combat de sa carrière. Le match a lieu en plein air, au Briggs Stadium. Ce mois de juin est humide. Il a beaucoup plu sur Motor City. Quand le combat démarre à 10 heures du soir, le ring est encore glissant par endroits. « Peu après le début du combat, dira Cerdan, j’ai été déséquilibré et j’ai glissé. En tombant, j’ai eu une douleur à l’épaule gauche. La douleur s’est accentuée et chaque round est devenu un vrai calvaire. C’était un combat inégal. »

Au 11e round, il doit abandonner. Le combat et sa ceinture. Pour la première fois en 114 matches, il est battu avant la limite. C’est la seule ombre sur sa carrière. Sportivement, et peut-être un peu plus. Une sale rumeur embrume encore ce Cerdan – LaMotta. Il aurait été arrangé. L’entourage du « Raging Bull », chaperonné par la mafia, aurait proposé un « deal » au champion du monde français : la victoire pour LaMotta dans le combat de Detroit, la revanche pour le Français et la belle à la loyale, cette fois. Cerdan est alors flanqué d’un nouveau manager, Joe Longman, personnage mystérieux, voire douteux. Se serait-il arrangé avec le clan LaMotta ? La blessure de Cerdan, alors que les radios passées n’en révèleront aucune trace le lendemain, finira d’alimenter la suspicion.

Son fils ainé, Marcel Jr, qui boxera dans les années 60 et incarnera son père dans le film de Claude Lelouch, Edith et Marcel, est convaincu qu’il y a bien eu entourloupe face au « Raging Bull » du Bronx. Il l’a confié à L’Equipe en 2016, à l’occasion du centenaire de la naissance de son père :

 » C’était arrangé contre LaMotta. Plus personne ne voulait affronter mon père, alors il y a eu un accord pour qu’il y ait trois combats (…) Je suis sûr que c’est LaMotta qui lui a proposé, car c’était un voyou. On ne m’enlèvera pas de la tête qu’ils ont fait affaire comme ça. Ce n’est pas LaMotta qui pouvait battre mon père. »

Pour Patrick Connor, tout n’est pas aussi simple. « Il est certain que des combats de LaMotta ont été arrangés d’une manière ou d’une autre, concède l’historien américain. Il a admis certaines choses, en a nié d’autres. » Mais il ne croit pas à un combat biaisé : « La blessure de Cerdan était réelle et je doute fort qu’elle ait été simulée dans le cadre de cet arrangement. Est-ce que c’est possible ? Oui, bien sûr. Mais j’ai vu les images du combat et il ne m’est pas apparu truqué. »

Marcel Cerdan rêvait de cette revanche contre LaMotta.
Marcel Cerdan rêvait de cette revanche contre LaMotta

L’avion, pour retrouver Piaf

Quoi qu’il en soit, Cerdan, déchu de son titre, se voit offrir une revanche. D’abord prévue pour le 28 septembre, elle est reportée à quatre jours du combat, LaMotta prétextant une blessure. Cerdan en a pleuré. En réalité, « Vicious Jake » voulait une rallonge de 15 000 dollars, qu’il obtiendra d’ailleurs. Une nouvelle date est trouvée : le 2 décembre, au Madison Square Garden. Cerdan a prévu de partir en bateau autour du 5 novembre. Mais le 24 octobre, Edith Piaf, qui enchaine les triomphes au Versailles, un cabaret huppé de Manhattan, convainc son amant de boxeur de venir plus tôt. Marcel accepte. Il partira en avion, dès le 27. C’est le coup de fil qui va sceller son destin.

Après avoir débusqué en catastrophe des billets pour le vol de 21 heures (un couple de retour de voyage de noces, Edith et Philipp Newton, leur ont laissé leurs places de bon cœur), Marcel Cerdan, son manager Jo Longman et son ami Paul Genser se présentent à Orly le 27 octobre en fin d’après-midi.

Cerdan et Piaf : un couple, deux mythes

Dans le hall des départs, le public est venu lui dire au revoir. Les journalistes sont là aussi, nombreux. « Je vais me battre comme un lion et je reviendrai ici avec le titre au mois de décembre« , fanfaronne « L’homme aux mains d’argile », dont on dit qu’il s’est préparé comme jamais pour cette revanche. Longman est contrarié. Il ne voulait pas de ce départ précipité et trop précoce. Cerdan, lui, a bougonné. Ce changement de dernière minute l’oblige à rater la réunion du Palais des Sports, où doit boxer un de ses sparrings attitrés. Mais on ne refuse rien à la Môme.

Peu avant 20 heures, ils prennent place dans le « Constellation », le quadrimoteur vedette de Lockheed. A l’époque, c’est le must du confort dans la naissante aviation civile commerciale. Le Constellation a été baptisé « l’avions des stars ». Il porte mieux que jamais son nom. Outre Cerdan, figurent sur ce vol le peintre Bernard Boutet de Monvel et la célèbre violoniste Ginette Neveu. Ils sont 48 à prendre place à bord du vol Air France F-BAZN. 35 passagers et 13 membres de l’équipage.

Le commandant de bord est Jean De la Noüe. A 37 ans, cet ancien de l’aéronavale qui avait rejoint les Forces françaises libres à Londres a toute l’expérience requise. Depuis l’ouverture de la ligne transatlantique en 1946, il totalise 6700 heures de vol et a parcouru 1 300 000 kilomètres dans les airs pour un total de 41 traversées entre Paris et New York.

Ginette Neveu montre son Stradivarius à Marcel Cerdan, dans le hall d'Orly, quelques minutes avant de monter dans le Constellation.

 » Le F-BAZN ne répond plus »

A 20h06, l’autorisation de décoller est donnée au Constellation. Le voyage doit durer 17 heures, escale comprise aux Açores. Cerdan s’est installé aux côtés de Longman, à l’avant de l’avion. La suite appartient aux disparus. Et à l’imaginaire de chacun. Dans un récit-enquête aussi fascinant qu’émouvant paru en 2014 et baptisé « Constellation », l’écrivain Adrian Bosc s’est penché sur ce funeste voyage, en consacrant une attention équitable à toutes les victimes, de Cerdan, la plus illustre, aux plus anonymes, comme ces cinq jeunes bergers basques partis émigrer aux Etats-Unis. Entre faits avérés et interstices, Bosc se glisse au cœur du drame.

Qu’a bien pu faire Cerdan pendant ces quelques heures ? On sait, car Jean De la Noüe l’a communiqué par radio, que le champion est allé saluer les pilotes dans la cabine. Ensuite, très certainement a-t-il sacrifié à la tradition de la partie de cartes avec Longman et Genser. Puis ce fut le repas, et enfin la nuit, au propre comme au figuré.

A 21h02, le Constellation se signale au-dessus de Nantes. 24 minutes plus tard, premier contact avec Santa Maria, aux Açores, où l’avion doit se poser pour son escale aux alentours de 2h45 du matin. Le vol se passe sans souci particulier. Malgré quelques averses occasionnelles sur les Açores, rien d’alarmant au plan météo. Tout juste a-t-il pris un peu de retard. L’atterrissage est finalement prévu à 2h55.

La catastrophe va se nouer en une poignée de secondes, si l’on en croit le rapport d’enquête qui, dans toute sa froideur, retrace les derniers instants du vol F-BAZN.

« A 2h50, le F-BAZN appelle la tour de contrôle de Santa-Maria sur fréquence, se signalant à 3000 pieds et ayant le terrain en vue (‘I have the field in sight’). Il demande des instructions pour l’atterrissage. La tour autorise le F-BAZN à descendre en bonne visibilité et à entrer dans le circuit d’atterrissage. Ciel clair, visibilité 20 kms. Vent 030/22 Nds, indique la piste en service et demande à l’avion de se signaler en position vent arrière. Le F-BAZN accuse réception du message et ne répète pas les instructions. Une minute plus tard (environ 2h51/2h52, la tour appelle le F-BAZN et lui signale que l’I.L.S. est en service. Le F-BAZN ne répond plus. »

L’hymne à l’amour, funeste prophétie

Il ne répondra plus. Jean De la Noüe n’a jamais eu le terrain en vue. Selon toute vraisemblance, le commandant de bord a confondu les îles de Sao Miguel et de Santa Maria. Dans la nuit, un épais brouillard s’était levé sur les montagnes de Sao Miguel. Ce que De La Noüe a pris pour le terrain d’atterrissage était en réalité la ligne de crête du Mont Redondo, sur laquelle le Constellation a plongé, à 1150 mètres d’altitude. Sans avertissement préalable, l’aile droite a heurté la première le sommet, puis tout l’avion s’est disloqué. Cerdan, qui avait à peine eu le temps de se voir vivre, ne s’est probablement pas davantage vu mourir.

Le lendemain matin, la nouvelle parvient en France dès 9 heures, via la radio. A 10 heures, un porte-parole d’Air France livre un communiqué : « une grande inquiétude règne autour de l’avion F-BAZN qui avait quitté Orly hier soir. Depuis 2h55 du matin, les services au sol n’ont plus reçu aucune nouvelle. Des recherches ont été entreprises par avion et par bateau mais, à neuf heures ce matin, elles n’avaient donné aucun résultat.« 

Puis un fol espoir se répand : aux alentours de 11h45, des survivants auraient été aperçus par un vol de reconnaissance. Fausse alerte. En début d’après-midi, une équipe de sauveteurs décide de gravir les pentes du Redondo, malgré le brouillard. A 16 heures, elle atteint le lieu du crash. Il n’y a plus âme qui vive. L’information est officialisée en France à 17h10.

Dans tout le pays, c’est une déflagration. « Il était la vie…« , titre Jacques Goddet dans son éditorial en forme d’hommage dans l’édition du samedi 29 octobre de L’Equipe. Ce même jour, Piaf trouve la force de monter sur scène au Versailles. Elle chante L’Hymne à l’amour, qu’elle avait interprété pour la toute première fois au même endroit, à la mi-septembre. Une chanson écrite pour Cerdan et dont les paroles prennent rétrospectivement un funeste tour prémonitoire : « si un jour, la vie t’arrache à moi, si tu meurs, que tu sois loin de moi… » 70 000 personnes assistent à ses funérailles, à Casablanca.

Georges Carpentier, l'autre légende de la boxe tricolore, découvrant la Une de France Soir au lendemain de la mort de Cerdan.
Georges Carpentier, l’autre légende de la boxe tricolore, découvrant la Une de France Soir au lendemain de la mort de Cerdan

 » Il voyait partout les cœurs voler à son passage… »

Que reste-t-il de Cerdan ? Tout, et même davantage. La brutale fin de son existence a engendré la naissance du mythe. Le boxeur demeure respecté, et pas que dans nos contrées. L’an dernier, le magazine Ring, qui fait office de référence, le classait cinquième dans la hiérarchie des plus grands poids moyens de tous les temps. Sidérant pour un homme qui n’a pas régné un an sur la catégorie. Pour Jake LaMotta, « Marcel est le plus grand boxeur jamais envoyé par l’Europe. A part Robinson, qui était au-dessus de tous, il peut regarder tout le monde dans les yeux. »

Mais Cerdan reste d’abord le champion d’une époque et d’un certain esprit. Il aura incarné l’une et l’autre comme personne. En 1960, Sports Illustrated, lui consacrant un long article, évoquera le mythe Cerdan : « Pour les Français, il était Gene Tunney, ou Lou Gehrig, avec un peu de James Dean. Il était un héros tragique, et les Français aiment les héros tragiques. A sa mort, le journal L’Equipe avait écrit : ‘il aura éternellement une place à part dans nos cœurs’. Plus de dix ans après sa disparition, rien n’a pu amoindrir sa part de légende. » Le temps n’y a rien changé. En 1999, selon un sondage réalisé auprès du public français, il avait été désigné « sportif français du XXe siècle », devant Jacques Anquetil et Alain Mimoun.

Né dans la misère d’une famille d’ouvriers agricoles, parti de rien, arrivé au sommet d’une gloire inédite avant comme après lui dans le sport français, Marcel Cerdan a trouvé une part d’éternité dans le drame du 28 octobre 1949. On a fait de ses amours avec Piaf et de sa gloire de boxeur des livres et des films, mais il y aurait un roman à écrire sur son enfance.

Sombre destin, quand même, à l’image d’une fratrie harcelée par le mauvais sort : les quatre frères Cerdan sont tous morts jeunes, et de façon accidentelle. « Sa vie a été si triste qu’elle est presque trop belle pour être vraie« , a dit de lui Sacha Guitry. Le 19 décembre 1949, lors du Gala Marcel Cerdan organisé en hommage au champion disparu, Jean Cocteau convoquera lui Racine : « il voyait partout les cœurs voler à son passage…« 

Marcel Cerdan au milieu de la foule en liesse à Paris, après son titre de champion du monde.
Marcel Cerdan au milieu de la foule en liesse à Paris, après son titre de champion du monde